sexta-feira, 16 de novembro de 2012

Déjeuner du matin


Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis
Son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main 
Et j'ai pleuré
.

Quelqu'un m'a dit

sábado, 3 de novembro de 2012

Dans la forêt lointaine


 Dans la forêt lointaine
 On entend le coucou
 Du haut de son grand chêne
 Il répond au hibou
 Coucou hibou
 Coucou hibou
 Coucou hibou coucou

domingo, 30 de setembro de 2012

Jean Marie de Pantin




C'est pourtant pas la mer à boire 
Disait la fille de Calais 
De dire je t'aime aux marins, aux anglais,
J' vais vous l'montrer mon pas d'Calais. 
Mais il arrive certains soirs 
De dire je t'aime en étranger, 
Et dans le fond de la mémoire 
Une voix répond en français.
Je m'appelle Martin, Jean-Marie de Pantin, 
Et je t'aime. 
Du lundi au samedi Tourneur à Saint-Denis, 
Et je t'aime
Une fois par semaine Amoureux de Paris Sur la Seine.
Et depuis que tu m'aimes Amoureux de tes yeux Sans problème.
Je ne suis pas marin Pourtant je viens de loin
Et je t'aime.
Je ne suis pas anglais 
Et pourtant tu me plais Je t'emmène
Hier c'était hier,
Aujourd'hui c'est demain
Il faut qu'on s'aime bien
Pour hier, pour demain. Il s'appelait Martin Jean-Marie de Pantin
Et tu l'aimes
L'étais plus qu'un marin
Quand t'étais dans ses mains
Car tu l'aimes.
L'étais plus qu'un anglais Le Pas de Calais
Ça vaut pas la Seine, Il n'y a jamais loin D'aujourd'hui à demain
Quand on s'aime
Quand tu verras Pantin Calais ne sera plus qu'un baptême,
Hier c'était hier
Et demain c'est demain.
Faut que tu l'aimes bien
Jean Marie de Pantin...

quinta-feira, 27 de setembro de 2012

Chanson de la Seine



La Seine a de la chance
Elle n'a pas de souci
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et elle sort de sa source
Tout doucement sans bruit
Et sans se faire de mousse
Sans sortir de son lit
Elle s'en va vers la mer
En passant par Paris


La Seine a de la chance
Elle n'a pas de souci
Et quand elle se promène
Tout au long de ses quais
Avec sa belle robe verte
Et ses lumières dorées
Notre-Dame jalouse
Immobile et sévère
Du haut de toutes ses pierres
La regarde de travers

Mais la Seine s'en balance
Elle n'a pas de souci
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et s'en va vers le Havre
Et s'en va vers la mer
En passant comme un rêve
Au milieu des mystères
Des misères de Paris

Poème de Jacques Prévert, lu par Jeanne Moreau

sábado, 4 de agosto de 2012

Quand on n’a que l’amour



Quand on n'a que l'amour
A s'offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu'est notre grand amour
Quand on n'a que l'amour
Mon amour toi et moi
Pour qu'éclatent de joie
Chaque heure et chaque jour

Quand on n'a que l'amour
Pour vivre nos promesses
Sans nulle autre richesse
Que d'y croire toujours
Quand on n'a que l'amour
Pour meubler de merveilles
Et couvrir de soleil
La laideur des faubourgs

Quand on n'a que l'amour
Pour unique raison
Pour unique chanson
Et unique secours

Quand on n'a que l'amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours
Quand on n'a que l'amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour

Quand on n'a que l'amour
A offrir à ceux-là
Dont l'unique combat
Est de chercher le jour
Quand on n'a que l'amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour
Quand on n'a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour

Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains,
Le monde entier

Élisa


Élisa, Élisa
Élisa saute-moi au cou
Élisa, Élisa
Élisa cherche-moi des poux,
Enfonce bien tes ongles,
Et tes doigts délicats
Dans la jungle
De mes cheveux Lisa

Élisa, Élisa
Élisa saute-moi au cou
Élisa, Élisa
Élisa cherche-moi des poux,
Fais-moi quelques anglaises,
Et la raie au milieu
On a treize
Quatorze ans à nous deux

Élisa, Élisa
Élisa les autres on s'en fout,
Élisa, Élisa
Élisa rien que toi, moi, nous
Tes vingt ans, mes quarante
Si tu crois que cela
Me tourmente
Ah non vraiment Lisa

Élisa, Élisa
Élisa saute-moi au cou Élisa, Élisa
Élisa cherche-moi des poux,
Enfonce bien tes ongles,
Et tes doigts délicats
Dans la jungle
De mes cheveux Lisa

quinta-feira, 12 de abril de 2012

Auprès de mon arbre



Auprès de mon arbre

Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû m'éloigner de mon arbre

Auprès de mon arbre,
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû le quitter des yeux.

sexta-feira, 9 de março de 2012

Que c'est triste Venise



Que c'est triste Venise
Au temps des amours mortes
Que c'est triste Venise
Quand on ne s'aime plus

On cherche encore des mots
Mais l'ennui les emporte
On voudrais bien pleurer
Mais on ne le peut plus

Que c'est triste Venise
Lorsque les barcarolles
Ne viennent souligner
Que des silences creux

Et que le cœur se serre
En voyant les gondoles
Abriter le bonheur
Des couples amoureux

Que c'est triste Venise
Au temps des amours mortes
Que c'est triste Venise
Quand on ne s'aime plus

Les musées, les églises
Ouvrent en vain leurs portes
Inutile beauté
Devant nos yeux déçus

Que c'est triste Venise
Le soir sur la lagune
Quand on cherche une main
Que l'on ne vous tend pas

Et que l'on ironise
Devant le clair de lune
Pour tenter d'oublier
Ce qu'on ne se dit pas

Adieu tout les pigeons
Qui nous ont fait escorte
Adieu Pont des Soupirs
Adieu rêves perdus

C'est trop triste Venise
Au temps des amours mortes
C'est trop triste Venise
Quand on ne s'aime plus

L'un part l'autre reste